Il est vrai qu'écrire un lundi, à cette heure-ci, m'est peu habituel.
Je devrais me trouver dans cette salle, entre Charlotte et Julie, à entendre parler l'unique évocatrice des cochons en chocolat. Elle me retournerait la tête avec Tom, et je n'en n'aurais que faire de ses chers enfants.
Pour cause, ma tête n'est plus trop ce qu'elle était. Elle disjoncte depuis quelques mois déjà, mais aujourd'hui y est mêlé une sensation d'étouffement et de vertiges.
Je laisse aux autres le sourire. Je rampe, m'accroche à des liens qui finirons par se briser.
Les belles promesses ne tiennent plus.
Au fond de moi est née un éternel doute, auquel ta personne ne pourra remédier.
Je te hais de m'avoir dérobé ce sourire, que tu ne me rends que lorsque je suis en ta compagnie.
Le reste du temps tu t'éloignes avec, tu le donnes même à d'autres.
Mais non je ne t'en veux pas.
C'est floue, brouillé dans mon esprit.
Je n'y comprends pas grand chose. Pourtant ça me plaît. Du moins lorsque je ne pense pas à tout ça.
Il me faut éviter de telles pensées, savoir si tu voudrais cette présence près de toi, alors que c'est moi qui suis tout près. Tu la préférerais certainement, c'est sur.
Je deviendrai un souvenir. Pour ensuite n'être plus rien.
Paperlardise ?
" Oh mais tu m'écoutes pas.. Chut. Je t'aime. "